Biographie

J'avais 8 ans, et une jeune femme est entrée dans ma classe d'école, chargée d'un piano portatif, en bois, comportant environ 30 ou 40 touches. Elle l'avait disposé à l'entrée de la salle. Ce fut mon premier regard sur ces touches blanches et noires. Deux années plus tard, mes parents m'ont présenté un professeur de piano, dans le 20ème arrondissement de Paris. Cette dame avait la cinquantaine. Elle a commencé à me dire que "l'on joue au piano, comme si l'on disait 'Je t'aime' à sa maman". J'aurais pu commencer mon parcours pianistique par des mots plus rationnels, et cela aurait peut-être changé le cours de ma vie. Il y a des mots, dits dans le flot hasardeux des phrases, qui restent sans le vouloir, dans la mémoire, et qui sculptent une vie à jamais. J'ai donc commencé le piano à l'âge de 10 ans, mais durant ma première année, faute de piano à la maison, je faisais des exercices d'agilité les doigts en tapotant la table à manger. Et à 11 ans, j'ai reçu mon premier piano.

Et la passion vint. Je fis des partitions de Chopin mes livres de chevet. Je les lisais, pendant la journée ou avant de m'endormir. Pendant mon adolescence, j'ai eu la chance de rencontrer deux autres professeurs, l'un fut l'élève d'Aldo Ciccolini, l'autre d'Alfred Cortot. J'ai donc suivi plusieurs influences, parfois même contradictoires. J'ai ajouté à ce parcours classique, un chemin personnel vers la chanson et les musiques de films. Mon rythme pianistique a diminué lorsque je suis entré en Maths Sup, mais la chance a voulu que le Lycée Chaptal de Paris disposait d'un piano au fond de la salle, ce qui m'a permis de continuer le piano, tout en étant à l'internat.

A 20 ans, en parallèle à mes études scolaires, j'ai commencé les soirées de piano-bar, en province, à Paris, dans des centres de thalassothérapie, dans des hôtels, ... où j'ai pu rencontrer d'autres pianistes. Et les années ont passé. Après les années Grandes Ecoles, j'ai commencé un parcours d'ingénieur puis d'entrepreneur. J'ai fondé une société informatique en 1996, qui a eu un essor important. Le siège de ma société étant situé proche de la Place de la Concorde, à Paris; j'allais de temps en temps au Crillon en toute fin de soirée pour rejoindre au piano, le pianiste officiel du lieu, Bernard Bosk. A cette époque, le bar du Crillon était de couleur rouge, orné d'un bar dessiné par le sculpteur César, et complété par un demi-queue Yamaha. Bernard m'a progressivement introduit dans le lieu, puis m'a confié le rôle de pianiste un soir par semaine.

Bernard et le bar du Crillon (1995-1999)

En 2001, toujours au Crillon, j'ai également eu l'honneur d'organiser un événement musical au sein de la suite Bernstein, au dernier étage du palace. Le compositeur Léonard Bernstein (compositeur de West Side Story, ...) y avait élu résidence pendant quelques années. Après sa mort, l'hôtel y avait laissé sa décoration et son piano.

Elie Drai, suite Bernstein, Crillon

Début 2000, ma société d'informatique comptait 250 ingénieurs. Je poursuivais ma double vie, avec quelques prestations de piano à l'extérieur. Puis, le Marché Boursier s'est intéressé à mon entreprise, et j'ai pu progressivement quitter mes responsabilités informatiques pour revenir pleinement au piano. J'ai donc eu la possibilité d'acheter le piano de concert dont je rêvais étant petit, un Steinway D, puis un Fazioli. A l'âge de 34 ans, j'ai commencé ma carrière en tant que professeur de piano, puis par le biais d'Internet, j'ai poursuivi mon enseignement avec des élèves du monde entier. En parallèle, j'écris des arrangements, des transcriptions musicales pour des éditeurs. Des spectacles et des stages viennent compléter ma vie pianistique. J'ai ainsi le plaisir de tisser des liens avec bien des pays, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse, le Japon, les Etats-Unis d'Amérique, le Liban, et également Israël.

Les premières photos

Evénements

Mes pianos

Concerts

Préparation à une séance d'enregistrement vidéo

Mon environnement de travail pour les cours